Vulcain Grand Prix : Une réédition élégante et raffinée

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Nouvelle réédition de la part de la marque helvétique, la Vulcain Grand Prix porte ce nom en symbole au Grand Prix reçu en 1929 à l’Exposition Universelle de Barcelone.

Ce retour met à disposition un modèle élégant, inscrit dans des codes esthétiques néo-vintage. On peut aisément la classer dans les rangs des montres habillées, mais également comme une montre de tous les jours. Voyons tout de suite pourquoi et entrons dans le vif du sujet dans notre avis complet de cette Vulcain Grand Prix.

 

Vulcain Grand Prix : le retour d’une maison horlogère suisse historique

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Avant de passer au test, un petit rappel sur la marque Vulcain s’impose. Vulcain est née en 1858 à La Chaux-de-fond. La marque est connue et reconnue pour ses innovations qui participent à une histoire riche dont on vous a déjà parlé. Le milieu horloger en parle plus depuis quelques années, notamment depuis l’arrivée de Guillaume Laidet en 2021. En effet, depuis cette période, de nombreuses rééditions d’anciens modèles iconiques comme la Cricket ou encore la Skindiver ont suscité un certain émoi.

Avant de commencer, un petit point sur les caractéristiques de cette Vulcain Grand Prix ;

  • Boitier : Acier 316L
  • Diamètre du boîtier : 39 mm
  • Epaisseur du boîtier : 12,7 mm
  • Corne à corne : 46 mm
  • Entrecorne : 20 mm
  • Verre : Saphir bombé avec traitement antireflet
  • Etanchéité : 50m
  • Calibre : Landeron L24
  • Fréquence : 28.800 A/h (4Hz)
  • Réserve de Marche : 40 h
  • Fonctions : Heures, minutes, secondes
  • Bracelet : Cuir de bovin noir
  • Prix : 1290€

Un boîtier aux proportions contenues

Cette Vulcain Grand Prix se veut être une dress watch, donc le boîtier comprend des proportions assez contenues avec un diamètre de 39mm, pour un corne à corne de 46mm. Une taille qui conviendra à un maximum de poignets, et qui ravira ceux avec un poignet fin pour qui un diamètre plus élevé aurait été embêtant.

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Côté épaisseur, ce n’est pas une montre des plus fines mais ses 12,7 mm d’épaisseur passeront tout de même sous la manche d’une chemise. Cela est notamment dû à son verre double dôme qui renforce le côté néo vintage de cette réédition. Le rendu au poignet est plus qu’agréable et offre de nombreuses occasions pour porter cette montre. Si on peut la catégoriser comme une dress watch dans un premier temps, elle peut donc s’imposer comme une montre de tous les jours également.

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Le fond de boite est plein, il ne vous offre pas la possibilité de voir le mouvement mais plutôt une gravure du logo de Vulcain, entouré par le slogan “Sold the world over, Since 1858”. Vous trouverez également d’autres informations sur la montre tout autour du fond de boite. Ce fond vissé permet une étanchéité de 50m, il faudra donc vous préserver de l’eau avec cette montre.

Enfin, une couronne crantée, facilitant la prise en main pour la mise à l’heure, est située à 3h et frappée du logo Vulcain.

Un cadran simple et épuré

Tout en restant fidèle au modèle original, ce cadran possède sa touche de modernité. La notion de néo-vintage convient parfaitement à la situation. Tout d’abord, il est de couleur argentée unie et soleillée. La simplicité est donc de mise, donnant un rendu élégant et en offrant de jolis reflets grâce à la finition soleillée. A noter que deux autres coloris sont disponibles, un champagne et un noir plus classique. (Les références sont “670171A70.BAC207” pour la champagne, “670171A00.BAC201” pour la noir et “670171A50.BAC207” pour la silver que l’on vous présente)

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Des index bâtons en acier poli sont appliqués sur le cadran, et doublés à 3, 6, 9 et 12h. On retrouve de fines aiguilles pencil et une trotteuse, fine également. On se rend alors bien compte de tous les détails qui apportent une touche supplémentaire d’élégance sur ce modèle. Une minuterie des minutes orne le tout. Côté inscriptions sur le cadran, vous ne trouverez que la marque Vulcain et Grand Prix à 12h, la mention automatique au-dessus de 6h et un discret Swiss Made, réparti sur les deux côtés de cet index. Pas de guichet de date, qui pourrait s’apparenter à des fioritures pour certains ou manquer pour d’autres. On peut aussi penser que c’est simplement pour respecter les details du modèle d’origine de 1929.

Vulcain Grand Prix : Le parti pris de ne rien laisser au hasard

Dans toutes ses rééditions, Vulcain ne lésine pas sur les choix premium des matériaux utilisés. Cela se retrouve sur le calibre qui équipe cette montre mais également sur les nombreux bracelets de qualité disponibles pour chaque modèle.

Un calibre suisse historique

C’est un calibre suisse qui fait battre le cœur de cette montre, le Landeron L24. Le nom Landeron parlera sans doute à certains. On pouvait notamment le retrouver sur des chronographes vintages, comme un symbole ! Pour revenir au calibre en lui-même, c’est un dérivé de l’ETA 2824-2. C’est donc un mouvement à remontage automatique, doté d’une réserve de marche de 40h. De quoi poser la montre quasiment le temps d’un week-end. Pas de complication particulière, la simplicité est encore une fois de mise, sans pour autant lésiner sur la fiabilité et la précision.

Un large choix de bracelets

Ce n’est pas un point qui est souligné sur tous les tests mais pour Vulcain, il était obligé de mentionner la palette de bracelets que propose la marque. Tout d’abord, commençons par celui que j’ai pu tester. C’est un bracelet en cuir de bovin noir, somme toute classique, mais sa souplesse et son confort au poignet donnent une sensation de qualité indéniable.

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Pour passer en revue les bracelets disponibles, il y a donc ce cuir lisse que vous pouvez trouver en noir, marron et gris. Il y a également des bracelets en cuir motif alligator, disponibles en marron et en noir. Un bracelet une nouvelle fois en cuir, mais imitant la fibre de carbone est aussi à disposition. Son côté “montre de tous les jours” vous offre même la possibilité de l’équiper d’un bracelet rubber de type tropique, pour pouvoir la porter même en été. Cependant, on rappelle qu’il vous faudra éviter l’eau avec cette montre et son étanchéité de seulement 50 mètres.

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Et si parmi tous ces bracelets, vous ne trouvez pas votre bonheur, notez que l’entrecorne est de 20mm et permettra de trouvez un bracelet à votre goût facilement. Enfin, encore une attention portée au détail, la bouche ardillon du bracelet est frappée du logo Vulcain elle aussi.

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Pour conclure, cette nouvelle réédition de Vulcain est encore une fois une réussite et ravira les adeptes du néo-vintage en quête d’une montre classique et élégante. Avec son épaisseur, un des seuls points qui pourrait être classé plus négatif,  bien que cela soit très personnel, c’est le côté poli. Effectivement, quasiment toutes les parties en acier de cette montre sont polies. Elle brille de mille feux au soleil et ne laissera donc pas votre poignet passer inaperçu, ce qui conviendra parfaitement à certains, mais qui pourra en gêner d’autres.

 

 

Dernière modification de l’article le 03/05/2024

Romain Barrier

Je vois l’horlogerie comme un art. Mon intérêt pour celui-ci passe notamment par son histoire, qu’il s’agisse d’une marque, d’un modèle ou encore un personnage marquant. Mêlant l’Histoire et l’horlogerie, j’ai un petit faible pour les montres militaires, de la field watch à la montre de pilote. Et une fois l’histoire racontée, je n’oublie pas l’essentiel, contempler l’œuvre elle-même. Admirer un cadran ou un mouvement, comme on peut admirer un tableau, une sculpture ou encore une architecture…”


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Written by Romain Barrier
Je vois l'horlogerie comme un art. Mon intérêt pour celui-ci passe notamment par son histoire, qu'il s'agisse d'une marque, d'un modèle ou encore un personnage marquant. Mêlant l'Histoire et l'horlogerie, j'ai un petit faible pour les montres militaires, de la field watch à la montre de pilote. Et une fois l'histoire racontée, je n'oublie pas l'essentiel, contempler l'œuvre elle-même. Admirer un cadran ou un mouvement, comme on peut admirer un tableau, une sculpture ou encore une architecture..."