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Tudor Monarch : le retour d’un nom, et surtout d’une idée

Pour son centenaire, Tudor ressort un nom : Monarch et cela mérite qu’on s’y attarde un peu.

100 ans après sa création, la maison Tudor lance une nouvelle montre, dans un style qu’elle n’a encore jamais exploré dans sa période moderne, avec un mouvement taillé pour l’occasion. La Monarch n’est pas un simple coup de communication, mais probablement une nouvelle ligne de modèle qui a de l’avenir.

Tudor a 100 ans. Et alors ?

Hans Wilsdorf enregistre le nom Tudor en 1926, avec une idée simple : proposer des montres robustes et fiables à un prix inférieur à Rolex, tout en conservant les standards techniques de la maison mère. Pendant des décennies, Tudor joue ce rôle d’alternative accessible. Puis, progressivement, la marque construit sa propre identité.

Le nom Monarch existait déjà dans les années 90, sur des montres quartz destinées au marché asiatique. Rien à voir avec ce qui arrive aujourd’hui. La réincarnation 2026 reprend uniquement le nom, et repart de zéro.

 

La Monarch en détails

Avec son boîtier de 39 mm en acier, 11,9 mm d’épaisseur, 46,2 mm de corne à corne et 20 mm d’entre-corne. Sur le papier, rien d’extraordinaire. Mais une montre qui a déjà un ADN fort. Ce que j’ai particulièrement apprécié sur le boîtier, ce sont les chanfreins polis le long des cornes, ce qui va donner un aspect “pyramidalLa couleur du cadran ainsi que sa texture étaient comparées au papyrus lors des présentations aux Watches and Wonders 2026. Un autre détail que l’on n’attendait pas forcément chez Tudor, mais qui nous charme : la petite seconde à 6 heures” à la montre et mettre le cadran à l’honneur !

Tout d’abord, Tudor n’avait jamais utilisé le California dial dans sa collection moderne. C’est maintenant chose faite, et c’est la première chose qu’on remarque face à la Monarch.

Le principe est simple : chiffres romains en haut du cadran, chiffres arabes en bas du cadran. Cadran “Error-Proof” (sens de lecture immédiat, impossible de confondre haut et bas). Les collectionneurs connaissent ce format depuis les Bubbleback Rolex des années 40. C’est une référence directe à l’ADN historique de la maison.

La couleur du cadran ainsi que sa texture étaient comparées au papyrus lors des présentations aux Watches and Wonders 2026. Un autre détail que l’on n’attendait pas forcément chez Tudor, mais qui nous charme : la petite seconde à 6 heures

La montre est simple, mais très efficace avec son style neo-vintage certain ! Pour ma part, j’aurais aimé la voir sur un bracelet cuir, et pourquoi pas dans un diamètre de 36 / 37 …. mais je suppose que Tudor va probablement décliner ce modèle par la suite…

 

Les aiguilles Snowflake : une réinterprétation réussie

Les aiguilles Snowflake sont l’une des signatures visuelles les plus reconnaissables de la maison Tudor depuis les années 60. Sur la Monarch, elles sont réinterprétées : même silhouette flocon, mais ajourées, entièrement noires, et sans lume. Ce n’est plus l’outil du plongeur. C’est une version habillée, plus fine, plus sophistiquée. Le résultat est cohérent avec l’esprit du cadran et tranche élégamment sur le fond ambré. Un des détails les mieux réussis de la montre.

Il me semble que c’est la première fois que l’on retrouve des aiguilles Snowflake ajourées, et que c’est la première fois également que ce flocon vient se loger sur l’aiguille des minutes !

Le bracelet : de la géométrie jusque dans les maillons

Deux maillons. Les maillons extérieurs en H, satinés. Les maillons centraux polis, mais avec une section triangulaire : vus de face, ils ressemblent à d’autres bracelets Tudor. Vus de profil, leur arête centrale révèle une géométrie facettée qui prolonge exactement celle du boîtier. Bien sûr, le fermoir T-fit complète l’ensemble avec son micro-ajustement sur 8 mm sans outil. Simple, rapide, fonctionnel.

Le mouvement : la vraie surprise de la Monarch

Retournez la montre. Le fond saphir s’ouvre sur le calibre MT5662-2U, développé avec Kenissi et réservé exclusivement à la Monarch.

Côtes de Genève sur les ponts. Perlage sur la platine. Incrustations d’or 18 carats sur le rotor bidirectionnel. C’est la finition la plus soignée jamais vue sur un mouvement Tudor. On comprend donc que la montre a opté pour un fond transparent.  Techniquement le calibre MT5662-2U bat à 28 800 alternances par heure, possède un spiral en silicium, 32 rubis, et 65 heures de réserve de marche.

Mais ce n’est pas tout, car nous retrouvons aussi sur cette montre la Double certification COSC et METAS, ce qui signifie une résistance aux champs magnétiques jusqu’à 15 000 gauss.

Mon avis ?

J’ai beaucoup aimé le boîtier avec sa cassure à 9h, et ses larges chanfreins au niveau des cornes qui s’élargissent côté bracelet. La petite seconde à 18h et ce cadran papyrus texturé viennent donner un look élégant à cette montre, bien qu’une fois de plus, elle ferait probablement très “habillée” sur un cuir brun.

J’ai une préférence concernant les plongeuses, mais je dois dire que ce modèle ne me laisse pas indifférent non plus avec ses Snowflake évidées. En revanche, même si je trouve que la montre a des arguments, notamment avec les finitions et les touches d’or sur le calibre, je regrette peut-être un peu que l’on dépasse la barre des 5000€ sur une Tudor acier “simple” 3 aiguiles (heure/minute/seconde)

 

 

Dernière modification de l’article le 26/04/2026

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