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Cette année encore, H.Moser démontre sa maîtrise horlogère de haut vol. Entre matériaux innovants, complications et solutions techniques exigeantes et même une collaboration étonnante, la marque suisse assoit son statut d’électron libre du monde horloger.

Sans réinventer sa gamme, elle revisite plusieurs de ses modèles phares pour notre plus grand plaisir. Revenons en détail sur quatre d’entre eux.

Endeavour Minute Repeater Cylindrical Tourbillon Skeleton : La plus technique

Rien que son nom suffit à comprendre la complexité technique de ce modèle. H.Moser n’est pas du genre à se simplifier la tâche.

Avec ce modèle, l’horloger combine un tourbillon squeletté et une répétition minute emboîtés dans un boîtier de 40mm. De quoi enchanter tous nos sens, d’autant que la répétition minute est ici placée côté cadran. La carrure joue le rôle de caisse de résonance pour faire de cette montre un véritable instrument de musique. Le choix du titane pour le boîtier permet de bénéficier de ses excellentes qualités vibratoires.


La mélodie est complétée par le ballet mécanique du tourbillon volant au spiral cylindrique (H.Moser est une des rares manufactures à fabriquer ses spiraux via sa filiale Precision Engineering AG). C’est le calibre HMC 909 à remontage manuel qui en assure le fonctionnement.

Au final, la lecture de l’heure devient presque secondaire. Le cadran migre à 14h dans une taille réduite et un profil bombé. Il se pare d’une couleur Funky Blue fumé et semble flotter sous le verre.

Une montre audacieuse et technique, à l’image de l’expertise de l’horloger indépendant  H.Moser.

Endeavour Perpetual Calendar Concept Tantalum : La plus discrète

A première vue, on pourrait penser que cette Endeavour est une simple 3 aiguilles avec un guichet de date. Pourtant elle bénéficie d’une complication de calendrier perpétuel et d’un boîtier et d’un cadran en tantale, rien que ça !

Il en résulte une montre brute laissant s’exprimer les reflets uniques du tantale. Un matériau exigeant à fabriquer et à travailler mais qui offre une teinte gris bleuté prenant la lumière avec classe. Ici, c’est le cadran taillé dans la masse et soleillé à la brosse qui captent le regard. Une pièce d’artisanat qui ne sortira qu’à 50 exemplaires.

H.Moser pousse le minimalisme à son paroxysme en éliminant index et autres minuteries. Pourtant on ne manque pas d’informations. La petite aiguille centrale désigne le mois, à 9h la réserve de marche vous permettra d’apprécier l’autonomie restante sur les 7 jours qu’offre le mouvement HMC 800. Une petite seconde trouve sa place à 6h. Seul le guichet vient rompre ce minimalisme. Il permet de lire la date, et comme c’est un calendrier perpétuel pas besoin de changer la date en fonction du mois, même en Février !

Cette Endeavour perpetual calendar tantalum nous montre que l’on peut en dire beaucoup de façon brute et sans artifices.

Streamliner Pump : La plus sportive

Cette collaboration entre H.Moser et Reebok n’était pas attendue. Cette Streamliner Pump célèbre une icône de la chaussure de sport, la Reebok Pump, la chaussure star des années 1980 avec son système de serrage via un bouton.

H.Moser reprend ce concept en l’adaptant à son modèle Streamliner. L’idée est simple, la montre se remonte via un bouton. Plus simple à dire qu’à faire puisque la marque suisse a dû repenser son calibre HMC 500 à remontage automatique. Pour l’occasion le remontage devient manuel. Un poussoir en aluminium anodisé reprend l’orange mythique de la basket. Une pression, c’est une heure de réserve de marche. Réserve que l’on peut surveiller via la jauge sur le cadran. Un affichage minimaliste et très graphique, à l’effet presque numérique.

Côté cadran, l’indicateur de réserve de marche est la seule fantaisie, le reste est très minimaliste et « clinique ». Que ce soit dans la version noire ou blanche. Au dos, c’est une autre histoire, le calibre dévoile sa poésie et ses finitions au travers du fond saphir.

Le boîtier quant à lui fait le choix d’un composite de quartz. Un matériau peu commun qui donne à chacune des 500 pièces (250 de chaque couleur) des motifs de fibres uniques.

Une montre résolument dynamique sur son bracelet caoutchouc, qui prouve que la haute horlogerie peut aussi vous accompagner dans vos escapades sportives.

Streamliner Two Hands 34 MM : La plus givrée

H.Moser profite de ce salon pour proposer deux nouveaux diamètres pour sa Streamliner. 34 et 28mm, voilà des mensurations qui raviront les poignets les plus fins, notamment féminins.

Pour autant, cette cure d’amaigrissement ne nuit pas aux qualités mécaniques de ces garde-temps. Les calibres HMC 400 sont mécaniques à remontage automatique et offrent une confortable réserve de marche de 60 heures.

La part belle est faite au minimalisme et au raffinement. Rien ne vient perturber la lecture de l’heure et des minutes, pas même une aiguille des secondes. Visuellement, cela permet à la montre de nous laisser admirer la texture du cadran. Que ce soit le gris argenté de la version 34mm ou le bordeaux de la 28mm, tous deux présentent un effet givré donnant du relief et du caractère au cadran.

Alors que la version 34mm présente une approche plus sport-chic, la « petite » 28mm se veut plus habillée, plus bijou. Dans les deux cas, l’interprétation de la montre à bracelet intégré que donne H.Moser avec ces Streamliner est une approche résolument moderne, prouvant que cette architecture ne rime pas forcément avec style Genta (designer iconique du bracelet intégré). Ce sont deux montres raffinées et bien proportionnées, de véritables alliées (précieuses) du quotidien.

Conclusion

Avec ces quatre montres H.Moser dévoile un savoir-faire mécanique et stylistique diversifié. De la Streamliner sport-chic, à l’Endeavour précieuse et compliquée, en passant par la collaboration inattendue avec une marque de sport, tous ces modèles ont en commun la dévotion de la marque à une haute horlogerie indépendante et décalée, mêlant audace stylistique et excellence technique.

Dernière modification de l’article le 21/04/2026

Olivier

Ingénieur de métier, Olivier est passionné par tout ce qui touche de près ou de loin à la mécanique. Après celui de l’automobile et de la moto, c’est le virus de l’horlogerie qui l’a piqué il y quelques années. Il met aujourd’hui à profit son enthousiasme et sa curiosité pour les belles montres en contribuant à l’univers Le Calibre au travers d’articles et de vidéos.

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