G-Shock continue de surprendre avec des collaborations originales. Après de nombreux partenariats streetwear et artistiques, la marque japonaise s’associe cette fois à Joshua Vides, artiste visuel de Los Angeles connu pour son style graphique plutôt unique.
Il en ressort deux modèles limités, qui jouent à fond la carte du « Reality to Idea » cher à l’artiste. Les références DW-5600JV-7ER et DW-6900JV-1ER reprennent les silhouettes iconiques de la DW-5600 et de la DW-6900, mais les habillent d’un traitement monochrome ultra-graphique, pour donner une impression de croquis 2D. Le tout reste bien sûr fidèle à l’esprit G-Shock, solide, accessible et toujours très fun.
Sommaire
Une collab très intéressante
Avant de devenir l’artiste que tout le monde s’arrache, Joshua Vides a grandi en Californie du Sud dans une famille d’immigrants guatémaltèques. Adolescent, il taguait déjà et s’est lancé très tôt dans le streetwear avec sa marque CLSC. Puis, en 2017-2018, il décide de tout plaquer pour se consacrer pleinement à l’art. C’est là qu’il développe son style « Reality to Idea ».
Depuis, les collaborations s’enchaînent, Fendi, Nike, NBA, Los Angeles Dodgers, Converse, ou même BMW et Mercedes… Il cherche à rendre l’art accessible et fun, sans se prendre trop au sérieux. Ses créations black & white ont un côté pop, presque naïf, mais elles sont exécutées avec une belle précision.
Sur la G-Shock, cette esthétique prend tout son sens. La montre est déjà un objet « street » par excellence, indestructible et portée par des générations de skateurs, militaires, artistes ou simples fans de montres solides. C’est pour cela que cette collab fonctionne si bien. Comme avec Eric Haze, G-Shock n’a pas sacrifié sa robustesse légendaire pour s’adapter au style de l’artiste, et Joshua Vides n’a pas dû édulcorer son univers pour rentrer dans les codes de la marque. Le résultat est cohérent, fun et va être porté avec plaisir.
La DW-5600JV-7ER : l’icône carrée version croquis
La DW-5600 est sans doute le modèle le plus pur et le plus reconnaissable de l’histoire G-Shock. Lancée dans les années 80, elle incarne l’esprit originel de la marque, un boîtier carré ultra-résistant et un look intemporel.
Pour cette collaboration, Joshua Vides l’a entièrement repensée en blanc. Le boîtier, la lunette et le bracelet en résine bio-sourcée sont recouverts de traits noirs épais, comme dessinés à la main, qui donnent l’impression que la montre sort tout droit d’un carnet de croquis. Le contraste est fort, le fini légèrement glossy renforce l’effet « cartoon » et rend la pièce très vivante.

Autour du cadran digital, les inscriptions suivent également le style manuscrit de l’artiste. Tout semble écrit à la main. Quand vous activez le rétroéclairage LED (Super Illuminator), une petite surprise apparaît, avec le célèbre cône de signalisation, motif signature de Joshua Vides, qui se révèle discrètement en bleu. C’est un beau clin d’œil qui rajoute de la personnalité à la montre.
Le fond de boîte en acier inoxydable porte la signature gravée de l’artiste, finalement seul élément de co-branding visible. Pas de logos envahissants, juste ce qu’il faut pour rappeler le caractère limité de la pièce.
Techniquement, on reste sur les bases solides d’une G-Shock classique. La DW-5600JV-7ER possède le jour et la date, le chronomètre, les alarmes, le compte à rebours, et évidemment une résistance aux chocs mais aussi à l’eau jusqu’à 200 mètres. Le boîtier mesure 42,8 mm de diamètre pour 13,4 mm d’épaisseur, soit les dimensions habituelles. La batterie CR2016 tient environ cinq ans, et la montre pèse seulement 52 grammes. Bref, elle est aussi résistante et pratique que n’importe quelle autre DW-5600, seul le design change.
Caractéristiques techniques
- Référence : DW-5600JV-7ER
- Dimensions du boîtier : 48,9 × 42,8 × 13,4 mm
- Poids : 52 grammes
- Matériaux : Résine bio-sourcée (boîtier et bracelet)
- Construction : Shock Resistant (résistance aux chocs)
- Étanchéité : 200 mètres
- Verre : Minéral plat
- Module : 3525
- Fonctions : Chronomètre 1/100e de seconde, compte à rebours, multi-alarme, calendrier automatique, rétroéclairage LED
- Autonomie : Environ 5 ans (pile CR2016)
- Prix public indicatif : 159 €
La DW-6900JV-1ER : la « Three Eyes » en mode inverse
La DW-6900, sortie en 1995, est célèbre pour son design plus rond et plus imposant, son bouton avant proéminent et son cadran « Three Eyes », avec les 3 sous-cadrans. C’est un modèle très apprécié pour son look plus massif, son caractère aventurier, bien intégré aussi dans la culture street.
Dans cette version Joshua Vides, le traitement est inversé par rapport à la 5600 classique. La montre est basée sur un fond noir mat, avec des traits blancs qui dessinent les contours, la lunette et le bracelet. Le rendu est plus discret, plus brut que la version DW-5600JV-7ER. Le travail de l’artiste est mis en valeur sur les inscriptions et les graphismes, à la fois sur le boîtier, la lunette et le contour du cadran.
Le contraste noir/mat avec les lignes blanches crée un effet de profondeur intéressant, presque comme un dessin technique. L’effet croquis est peut-être un peu moins impactant que sur l’autre référence, mais ça reste très original. Bien sûr, comme sur sa petite sœur, le rétroéclairage révèle le motif Cone signature.
Le boîtier et le bracelet sont également en résine bio-sourcée. Le fond de boîte reprend la signature gravée de Joshua Vides. Pour la partie technique, c’est une DW-6900 classique, avec les mêmes fonctionnalités.
Caractéristiques techniques
- Référence : DW-6900JV-1ER
- Dimensions du boîtier : 53,2 × 50,0 × 16,3 mm (dimensions classiques de la série 6900)
- Poids : environ 67 grammes
- Matériaux : Résine bio-sourcée (boîtier et bracelet)
- Construction : Shock Resistant
- Étanchéité : 200 mètres
- Verre : Minéral
- Module : Standard DW-6900 (fonctions équivalentes)
- Fonctions : Chronomètre 1/100e de seconde, compte à rebours, multi-alarme, calendrier automatique, rétroéclairage LED avec motif caché
- Autonomie : Environ 5 ans
- Prix public indicatif : 159 €
G-Shock Joshua Vides : le verdict !
Joshua Vides n’a pas simplement « customisé » deux G-Shock. Il a appliqué son concept « Reality to Idea » de manière cohérente, en « transformant » des objets 3D en illustrations 2D, tout en gardant évidemment leurs fonctionnalités intactes. Le résultat est à la fois fidèle à l’ADN G-Shock (robuste, pop, fun) et à l’univers de l’artiste (lignes noires et blanches, contraste fort, motif Cone).
Les deux montres restent très abordables pour une collaboration limitée avec un artiste reconnu. À environ 160€ pièce, elles sont accessibles et devraient séduire à la fois les collectionneurs G-Shock, les amateurs de streetwear et les fans de design graphique. Petit détail sympa, les deux modèles sont accompagnés d’un packaging spécial qui ajoute encore à l’expérience visuelle et à la personnalité des montres.
La DW-5600JV-7ER est probablement la plus impactante des deux grâce à son contraste blanc/noir glossy et à sa silhouette iconique. Elle transforme la montre la plus classique de chez G-Shock en véritable objet pop et fashion. La DW-6900JV-1ER, plus sombre et mate, offre une alternative plus subtile, mais tout aussi réussie.
Ce sont quoi qu’il en soit deux montres faites pour être portées sans se poser de questions. Du caractère, mais sans sacrifier l’utilité et la fiabilité, c’est exactement ce qu’on attend d’une bonne collaboration. On adore !
Dernière modification de l’article le 04/05/2026
Depuis que mon grand-père m’a un jour ouvert sa Rolex Oyster Perpetual pour m’expliquer comment une montre pouvait fonctionner sans pile en créant elle-même sa propre énergie, je me suis fasciné pour les montres et leurs complications. Je devais avoir environ 18 ans et encore aujourd’hui, je trouve l’ingénierie toujours aussi intéressante.
