Skip to content Skip to sidebar Skip to footer

Montre bracelet intégré. Les meilleures alternatives à – de 2000€ !

Pour cette nouvelle sélection, on s’attaque à un monument du design horloger : les montres à bracelet intégré. C’est dans les années 1970 et sous l’impulsion d’Audemars Piguet, que l’éminent Gérald Genta crée ce design à contre-courant des standards établis. A l’époque, sortir une montre de luxe en acier est une hérésie qui fait scandale. Pourtant, c’est bien ce design qui inspirera les modèles les plus iconiques, encore aujourd’hui. Patek Philippe Nautilus, IWC Ingenieur, AP Royal Oak, ces montres sont de véritables institutions horlogères du luxe et de l’élégance, plébiscitées pour leur confort et leur polyvalence.

Loin de ces modèles exclusifs, nous avons placé la barre à 2000€ pour vous proposer une sélection accessible, tout en restant pointue !

 

Maen 39 Ultra Thin : 1159€

Maen 39 Ultra Thin Bleu fonce

  • Diamètre : 39mm
  • Epaisseur : 6.9mm
  • Verre : Saphir
  • Calibre : La Joux Perret D101
  • Réserve de marche : 50 heures
  • Etanchéité : 10atm

Jeune marque née en 2017 Maen ne cesse d’étoffer sa gamme de montres aux designs originaux. Ça tombe bien car la star chez Maen, c’est leur modèle à bracelet intégré : la Manhattan.

Elle reprend le nom de cet arrondissement mythique de New York, véritable coeur économique et financier de la ville qui ne dort jamais. C’est donc sous la manche d’une chemise, au poignet d’un businessman pressé que cette montre s’épanouit. Nous avons eu entre les mains la version 39mm Ultra Thin bleu foncé. Et ultra thin, (traduisez ultra fine), elle l’est ! 6,9mm d’épaisseur, elle joue des coudes avec la Christopher Ward que nous présenterons plus bas.

Ici, la marque utilise un calibre à remontage manuel pour ne garder que l’essentiel. Ici, c’est le La Joux Perret D101 qui se dévoile sous un fond de boîte saphir vissé. Autant c’est parfois superflu, autant avec ce mouvement il faut avouer que cela vaut le coup, tant les finitions sont d’un bon niveau. Les vis bleuies et les Côtes de Genève sur les ponts donnent un côté luxueux à la montre pourtant affichée à « seulement » 1159€.

Cette finition Côtes de Genève se retrouve aussi sur le cadran avec l’usinage de bandes verticales. Cela donne du relief au bleu profond, couleur indémodable, valeur sûre pour une montre habillée. Pas de date, des index à la forme simple et peu d’écriture sur le cadran, Maen fait un choix payant esthétiquement.

La forme du boîtier est distinctive : un hexagone irrégulier aux angles arrondis fait office de lunette fixe posée sur un boîtier de la même forme. Une alternance de polis et de brossés sur les chanfreins vient animer visuellement la montre et renforce l’élégance au poignet. L’étanchéité s’établit à 100m, ce qui est un bon score pour une montre de cette épaisseur dans cette gamme de prix.

Pas de doute avec cette Maen, la montre bracelet intégré est plus que jamais la montre à tout faire mais toujours avec élégance et raffinement. En misant sur la finesse et des formes atypiques cette tocante sort du lot. Sans en faire trop, elle nous prouve que des recettes simples peuvent donner une montre hollandaise efficace !

BA111OD Chapitre 7 Frost blue : 960€

BA111OD Chapitre 7 Frost blue

  • Diamètre :  40mm
  • Epaisseur : 10.5mm
  • Verre : Saphir
  • Calibre : Soprod P024 COSC
  • Réserve de marche : 38h
  • Etanchéité : 10atm

La marque de Neuchâtel BA111OD joue à fond la carte du digital. Lancée en 2019 par le descendant de la famille d’horlogers Baillod, elle se fait d’abord connaître via LinkedIn. Son nom évoque d’ailleurs l’alternance de 1 et de 0 du langage binaire à la base de l’informatique. Depuis son lancement, chaque nouveau modèle est un nouveau chapitre toujours en quête d’une horlogerie disruptive, qualitative et abordable. Avec ce chapitre 7 sorti en février, la marque a-t-elle atteint l’âge de raison?

C’est ce qu’on pourrait croire de prime abord. Une montre acier à bracelet intégré, 40mm de diamètre, une lunette à 10 pans facettés, rien de bien original me direz-vous ? Et bien pas du tout. Tout d’abord sa couronne à 4h lui donne une originalité esthétique propre à laquelle la marque est attachée, puisque tous ses modèles en sont pourvus. Ensuite, son alternance de surfaces brossées, polies et satinées la place dans le haut du panier en termes de finitions.

Nous avons eu entre les mains la version Frost Blue et il faut dire qu’elle en jette. Le soleillage de son cadran offre des reflets envoûtants venus de la banquise. Cela ne vient que sublimer l’usinage des stries façon cascade de glace du plus bel effet. On en oublie presque l’intégration pas forcément idéale du guichet de date, que l’on aurait plutôt vu à 6h.

Le bracelet façon H-Link est à l’avenant notamment avec une boucle à ajustement rapide, détail auquel on est très sensible chez Le Calibre. La montre est aussi disponible sur bracelet caoutchouc pour jouer à fond la carte du sport et abaisser un peu le poids global de la montre car ce n’est pas son point fort.

Ce 7ème chapitre est l’occasion pour Ba111OD de proposer une montre qui se distingue par un cadran original et des codes propres à la marque. Son calibre Soprod P024 certifié COSC apporte aussi une valeur ajoutée permettant d’asseoir l’image de la marque dans le paysage horloger. Cette Ba111OD est affichée à 960€ sur son bracelet caoutchouc et 1060€ sur bracelet acier, un tarif cohérent avec la volonté de la marque de proposer des modèles permettant de démocratiser l’horlogerie Swiss Made sans sacrifier la qualité.

 

Mido Multifort 8 Two Crowns bleue : 1190€

Mido Multifort 8 Two Crowns bleue

  • Diamètre : 40mm
  • Epaisseur : 9.5mm
  • Verre : Saphir
  • Calibre : Mido 72 (base ETA 2893)
  • Réserve de marche : 72h
  • Etanchéité : 10atm

L’année 2025 a vu l’apparition du modèle Two Crowns dans la collection Multifort de Mido. Collection de produits intégrant des design de caractère à des montres à l’ADN sportif et tout-terrain, elle accueille un modèle à bracelet intégré à l’esthétique peu commune. Découvrons ensemble cette Multifort 8 Two Crowns. (Au passage, depuis la sortie de cette Two Crowns, Mido a aussi sorti une version One Crown — mais pour moi, la Two Crowns a un ADN plus forte, plus affirmée. C’est celle-là que je préfère.)

Mido place ici la forme octogonale au coeur du design dans un style robuste, presque industriel. On retrouve cette forme sur la lunette mais surtout sur les deux couronnes façon écrou. Rangez-votre clef de 13, c’est bien à la main qu’on les dévisse. Elles permettent une étanchéité à 100m, bienvenue pour une montre à toutes épreuves. La couronne à 2h permet la rotation de la lunette interne offrant ainsi une fonction de minuteur à la montre. Elle servira davantage à la cuisson des oeufs qu’aux escapades sous-marines mais elle offre à la montre un véritable supplément d’âme.

Lui aussi octogonal, le fond de boîte saphir laisse entrevoir les entrailles de la bête. Ce n’est autre que le calibre 72, pour 72h de réserve de marche, qui motorise la montre. C’est un dérivé d’ETA largement éprouvé par bon nombre de modèles du groupe.

Le cadran est bleu marine, une couleur indémodable et adaptée à la plupart des tenues. Son guillochage horizontal vient donner du relief tandis que les index ronds et aiguilles recouverts de superluminova blanc donnent le contraste et la lisibilité. Les 2 couronnes se parent aussi de ce bleu. C’est un détail vraiment sympa qui donne encore plus d’identité visuelle à la montre.

Puisque c’est le sujet principal de notre article, parlons aussi du bracelet. Avec ce bracelet caoutchouc, le confort et la légèreté sont de mise et font oublier les 40mm de diamètre et 9.5mm d’épaisseur de la montre. Le moulage propose un design taillé à la serpe tandis que le premier maillon central est en acier. La couleur est la même que le cadran, histoire d’assurer l’unité esthétique de l’ensemble.

Cette Mido nous montre que le design à bracelet intégré peut sortir du côté sport-chic pour se tourner vers un esprit carrément plus montre-outil. Plus qu’une esthétique audacieuse c’est une véritable philosophie, celle de la « Technometry » ou le mélange parfait de technologie et de géométrie, que nous propose Mido pour 1190€.

 

G-Shock GST-B1000D

G-Shock GST-B1000D

  • Diamètre : 44,2mm
  • Epaisseur : 11.6mm
  • Verre : Minéral
  • Calibre : Quartz Solaire
  • Réserve de marche : 72h
  • Etanchéité : 20atm

En tant que fan de G-Shock, j’avais forcément envie d’en glisser une ici ! 
J’étais tenté de vous mettre la GM-B2100 que j’adore, ou tout simplement une autre CasiOak mais, je vous en ai déjà bien parlé.
Donc autant en profiter pour vous proposer un autre modèle plus récent et plus méconnu !

Voici la GST-B1000D, tout d’abord, au niveau du bracelet, on voit que les choses ont vraiment bien été faites! Les pièces entre les maillons principaux aèrent bien le bracelet qui peut sembler un peu « mastoque » parfois sur les GShock et il lui donne vraiment un coté habillé !
Aussi, la lunette n’a pas le gros logo G-Shock ce qui vient aussi appuyer ce coté plus « habillé ». Il y a 3 finitions qui sont utilisées, le hairline vertical, le hairline circulaire et polissage miroir

Alors après, on se comprends hein, habillé pour G Shock quoi !

Attention car sur les photos, vous voyez souvent le boîtier ressortir du bracelet, cela s’explique en fait par les end link arrondis qui vont venir mieux épouser le poignet, mais une fois posée, le boîtier sera un peu en hauteur, c’est ce qui je pense peut donner cette sensation d’épaisseur, car dans les faits c’est juste du 11,6 mm d’épaisseur !

Sous tout ça, on retrouve le Carbon Core Guard, la structure en résine renforcée de carbone qui protège le mouvement, et les tampons en uréthane aux jonctions bracelet/boîtier pour absorber les chocs.

C’est toujours une vraie G-Shock à 200m d’étanchéité. Le solaire et le Bluetooth sont de la partie, ce qui la rend extrêmement pratique au quotidien que ce soit pour le réglage automatique de l’heure de l’alarme et j’en passe.

44,2mm de large pour 11,6mm d’épaisseur, 118g. Elle n’est pas petite, mais elle se porte étonnamment bien. Et disponible en noir, bleu ou vert.

 

Herbelin Cap Camarat Quart / Automatique

Herbelin Cap Camarat

  • Diamètre boîtier : 39 mm
  • Épaisseur : 7,8 mm / 10,35 mm
  • Verre : Saphir
  • Calibre : Ronda 715 / Sellita SW200-1
  • Étanchéité : 10 ATM

Dans la famille Herbelin Cap Camarat, dont le nom vient d’un cap situé non loin de Saint-Tropez, nous demandons la Square. Ce modèle a d’ailleurs fait parler de lui lors de la sortie de la Patek Philippe Cubitus dont le design paraissait en être inspiré ! Voyons ensemble ce que cache cette montre aux accents de Côte d’Azur.

Voilà une montre qui ne passera pas inaperçue à votre poignet. Son boîtier carré de 39mm de côtés lui donne une sacrée présence. Pourtant, elle se pose avec élégance, bien aidée par sa finesse et l’inclinaison du premier maillon de son bracelet. Les vis apparentes façon hublot ne sont pas sans rappeler une certaine Cartier Santos mais la comparaison s’arrête là. Ne vous y trompez pas, il n’est pas ici question d’un hommage tant cette Herbelin a une identité propre.

Elle reprend des codes stylistiques déjà vus sur sa grande soeur au boîtier rond et qui, il faut le dire, sont de très bon goût. Le dégradé de vert « sfumato » de son cadran au guillochage horizontal est un modèle du genre. C’est d’ailleurs notre couleur préférée dans la gamme.

Le bracelet dont les maillons alternent des finitions brossées et polies a une forte personnalité. La forme et la disposition des maillons est d’ailleurs très originale. L’élégance est renforcée par la chute du bracelet et sa boucle papillon. Revers de la médaille, il n’y a pas de micro réglage.

Au choix : un mouvement quartz Ronda 715 ou un Sellita SW200, seule la mention « automatique » sur le cadran permet de distinguer les deux modèles. Il y a aussi le prix qui passe de 650€ à 950€, la moins chère étant bien sûr la quartz. Dans les deux cas, le tarif est très bien placé pour une montre offrant un niveau de prestation et des choix techniques digne de montres au double du prix.

 

Ollech & Wajs OW 8001 Tundra : 2159€

Ollech & Wajs OW 8001 Tundra

  • Diamètre : 39.56mm
  • Epaisseur : 13mm
  • Verre : Saphir
  • Calibre : Soprod P092 COSC
  • Réserve de marche : 44h
  • Etanchéité : 30atm

Avec Ollech & Wajs, pas de compromis, la vocation de la marque est de sortir des modèles à toutes épreuves. Pas question de renier ses racines de montres tout-terrain même pour leur modèle à bracelet intégré : la OW 8001 Tundra.

Cette montre semble tout droit sortie des paysages escarpés du Grand Nord dont elle tire son nom. Son design est issu d’une collaboration avec le studio Norvégien MIR, connu pour travailler une esthétique mêlant architecture et environnement. Comment cela transparaît-il sur la montre ?

Tout d’abord sur le boîtier de 39,56mm. Ici, pas de place à la sophistication et au superflu brillant de chanfreins polis ou de lignes douces. Les arêtes sont saillantes et le brossage domine, la montre est brute. La lunette fixe est elle aussi brossée, avec des graduations usinées contrastant par une finition grainée. Même traitement brossé pour le bracelet intégré type oyster, on est sur du robuste. On apprécie en particulier la boucle déployante offrant une large plage de réglage à la volée de 22mm, appréciable pour porter la montre par dessus une veste d’expédition polaire par exemple.

Le cadran lui, offre une teinte très organique. Un dégradé de vert fumé qui évoque la végétation de la toundra. Les Index et aiguilles sont de grande dimension et recouverts de superluminova blanc. C’est une des signatures visuelles de la marque et c’est cohérent avec la vocation sportive de cette montre.

Grâce à l’utilisation d’un Soprod Newton P092 COSC, la montre bénéficie de la présence d’une date. Placée à 6h, elle garantit l’équilibre visuel du modèle. On soulignera le travail de gravure sur la masse oscillante se laissant admirer sous un fond de boîte saphir. Malgré ça OW parvient à conserver un étanchéité à 300m, chapeau !

Légèrement au-dessus de notre budget à 2159€, cette OW n’en reste pas moins une montre à considérer dans cette sélection. En proposant un design taillé à la serpe et avec une cohérence stylistique affirmée cette Tundra nous fait voyager avec classe dans des contrées lointaines.

 

Venezianico Arsenale 37

Venezianico Arsenale 37

  • Diamètre : 37mm
  • Epaisseur : 9mm
  • Verre : Saphir
  • Calibre : Miyota 9039
  • Réserve de marche : 42h
  • Etanchéité : 5atm

Venezianico, une marque dont on parle régulièrement sur Le Calibre, et pour cause, ils ont un vrai sens de l’esthétique, des montres avec des matériaux ou des techniques qui changent un peu, le tout en gardant des prix très accessibles !
L’Arsenale, c’est leur modèle à bracelet intégré. Inspirée de l’Arsenal de Venise, ce chantier naval qui fut pendant des siècles le cœur de l’innovation technologique de la Sérénissime.

Cette Arsenale 37 est donc une version plus compacte, pensée pour s’adapter à un maximum de poignets. Mais ici ce n’est pas qu’une taille de boîtier qui se réduit. Ce qui fait la différence, c’est son cadran en nacre naturelle. Un matériau sélectionné avec soin, découpé, aminci, poli pour en révéler toute la profondeur et les reflets naturels. Une teinte verte appliquée progressivement, pour trouver l’équilibre entre couleur et transparence, le tout recouvert d’un effet fumé en périphérie pour accentuer la lisibilité.

Venezianico garde leur habitude d’un cadran minimaliste, les index appliqués et les aiguilles ne viennent pas surcharger le cadran pour laisser la nacre parler.

37mm de diamètre pour 9mm d’épaisseur pour des proportions discrètes et posées. Sous le fond de boîte, le Miyota 9039 automatique fait le travail avec fiabilité.

Moins de 900 € pour cette petite perle ! Franchement ici aussi, vous en aurez pour votre argent !

 

Christopher Ward The Twelve 660 GRN : 1805€

Christopher Ward The Twelve 660 GRN

  • Diamètre : 38mm
  • Epaisseur : 6.6mm
  • Verre : Saphir
  • Calibre : Sellita SW210
  • Réserve de marche : 43h
  • Etanchéité : 3atm

Préparez vous avec cette Twelve 660 de chez Christopher Ward. La micro-marque anglaise n’en est pas à son coup d’essai dans le domaine de la montre à bracelet intégré mais cette année la firme a décidé de repousser les limites du design avec cette nouvelle Twelve 660. Voyons ce que cette itération a dans le ventre.

Jusqu’à aujourd’hui, la gamme Twelve proposait deux diamètres de boîtier (40 et 36mm) et emboitait des calibres automatiques. Avec cette nouvelle 660, Christopher Ward revient à l’essentiel en emboitant un calibre Sellita SW210-1 b à remontage manuel. Grâce à cela, l’épaisseur s’établit à 6,6mm, une prouesse pour cette gamme de montres. Cette finesse se révèle très pratique au quotidien : la montre se glisse sans effort sous la manche de n’importe quelle chemise. Attention par contre à ne pas la garder pour les vacances car avec 30m d’étanchéité, la baignade est proscrite. Maigre rançon pour profiter de ce design et cette légèreté dans la vie de tous les jours.

Son diamètre de 38mm conviendra à la plupart des poignets masculins. D’autant qu’au-delà des chiffres, c’est sa présence au poignet qui importe. Dans ce registre, la montre saura se faire remarquer par le polissage des arêtes de sa lunette dodécagonale et du chanfrein courant le long du boîtier et du bracelet.

Son cadran coloré contribue grandement à l’originalité de cette montre. A mi-chemin entre le bleu et le vert, c’est une couleur peu courante. On apprécie la sobriété du cadran habillé uniquement par le logo de la marque en relief. Logo qui fait débat mais dont on vous laisse juge de la pertinence visuelle. L’aspect facetté des aiguilles et des index avec des alternances de poli et de brossée donne du relief au cadran. Ce relief est accentué par la finition grainée du fond de cadran.

Avec cette Twelve 660, Christopher Ward fait un choix osé dans un marché lancé dans un course effrénée à la réserve de marche de calibres automatiques. Ce modèle nous rappelle à quel point l’horlogerie est un art où la prouesse technique est au service de l’esthétique. Ce retour à l’essentiel vous coûtera 1805€, en précommande pour mi-décembre.

Nivada F77 Météorite : 1865€

Nivada F77 meteorite

  • Diamètre : 37mm
  • Epaisseur : 12.1mm
  • Verre : Saphir
  • Calibre : Soprod P024
  • Réserve de marche : 38h
  • Etanchéité : 10atm

On l’a vu, Gérald Genta a donné naissance à de nombreux modèles iconiques. Cette sélection nous a montré jusqu’ici que, même aujourd’hui, les marques créent de toutes pièces de nouveaux modèles à bracelets intégrés. Avec Nivada, la démarche est tout à fait différente. La marque a la chance d’avoir dans ses catalogues historiques un modèle de la fin des années 70 qui tient la dragée haute aux ténors du secteur : la F77.

Avec le modèle au cadran météorite qui nous intéresse aujourd’hui, la marque surfe sur le regain d’intérêt des cadrans en pierre. Alors, que vaut cette interprétation modernisée de ce modèle historique ?

Tout d’abord, Nivada conserve tout ce qui fait le succès du modèle. Le boîtier en acier inoxydable de 37mm et 12,1mm d’épaisseur offre un compromis quasi-idéal entre polyvalence et présence au poignet. Les cornes au design facetté sont écartées de 45mm permettant à la montre de bien se poser sur le poignet. Les détails sont soignés avec des chanfreins polis et une couronne siglée.

Le bracelet présente une belle chute. Un détail important tant cela contribue à l’élégance au porter de n’importe quel garde-temps. Élégance que l’on retrouve sur la lunette octogonale aux lignes douces et aux vis apparentes.

Cette homogénéité du design et le soin apporté aux finitions justifient le succès du modèle. Mais pour le dynamiser et conserver son intérêt auprès du grand public Nivada va plus loin en proposant ce cadran météorite. La découpe de ces roches célestes assure un motif géométrique différent à chaque fois, toutes les montres ont un caractère unique. Sur ce cadran sombre aux reflets et à la texture si singulières sont apposés des index en applique facettés répondant parfaitement aux aiguilles ajourées.

Avec cette déclinaison météorite d’un de ses best seller, Nivada ajoute une dimension d’exclusivité à sa F77. Nul doute que les passionnés y seront sensibles, d’autant qu’à 1865€, le prix n’est pas vraiment impacté par cette fantaisie.

 

H992 modèle H4.2 Grey Gradient : 1184€

H992 H4.2 Grey Gradien

  • Diamètre : 42mm
  • Verre : Saphir
  • Calibre : Sellita SW200 COSC
  • Réserve de marche : 41h
  • Etanchéité : 10atm

Après l’inspiration bateaux, place à l’inspiration vaisseaux spatiaux. Voilà une marque que vous ne connaissez sans doute pas. Nom de code H992. H pour la disposition des rues de la Chaux-de-Fonds, berceau de la marque, 992 pour l’altitude de la ville. En proposant des design à la fois minimalistes et futuristes, la marque créée en 2022 compte bien se faire remarquer.

Avec cette H4.2 dans sa déclinaison grise, H992 signe un modèle au design paraissant tout droit sorti d’un film de science-fiction. Le brossage de son boîtier, du bracelet et de la lunette lui donne un aspect très brut. Les rainures radiales usinées et polies semblent ouvrir un portail spatio-temporel nous menant au cadran. Avec un dégradé de gris presque blanc au centre et allant jusqu’au noir sur l’extérieur, ce cadran semble naturellement éclairé. Cet aspect presque robotique donne de la vie à la montre et cela se retrouve jusque dans la description sur le site de la marque, où la montre parle d’elle-même à la première personne.

Ce que l’on remarque aussi, c’est la symétrie quasi parfaite. Un renflement sur le boîtier à 9h vient compenser le protège couronne massif. La date à 6h vient parfaire cet équilibre visuel. Dommage que 4 lignes d’écriture au dessus du guichet de date ne viennent rompre la sobriété et la légèreté du cadran.

Comprenons H992, cette H4.2 est son premier modèle certifié COSC. Cela aurait été dommage de ne pas en faire l’éloge jusque sur le cadran. Saluons d’ailleurs l’effort de la marque sur cet aspect, d’autant que le Sellita SW200 n’est pas un calibre souvent soumis à cet exercice.

A 1092 CHF c’est presque une bonne affaire, tant cette montre respire la qualité. H992 nous plonge avec justesse dans son univers au fort pouvoir d’attraction. C’est avec un design futuriste que la marque compte se faire une place sur le marché des montres à bracelet intégré.

 

Conclusion

Cette sélection nous a fait voyager des paysages désertiques de la toundra à l’effervescence de Manhattan en passant par les rivages azuréens du Cap Camarat et même, dans l’espace ! Preuve s’il en est que la poésie horlogère se conjugue partout et à tous les temps. Loin de se contenter de revisiter des design des années 1970, âge d’or ou plutôt d’acier des bracelets intégrés, les marques perpétuent chacune à leur manière la tradition de ces garde-temps typés sport/chic dont nous avons sélectionné 9 échantillons. Ils sont la preuve d’une dynamique créative des marques avec en plus des prix contenus non loin des 2000€. C’est un niveau de prix très concurrentiel poussant les marques à se dépasser sur tous les plans pour ravir les passionnés que nous sommes.

Dernière modification de l’article le 21/05/2026

Olivier

Ingénieur de métier, Olivier est passionné par tout ce qui touche de près ou de loin à la mécanique. Après celui de l’automobile et de la moto, c’est le virus de l’horlogerie qui l’a piqué il y a quelques années. Il met aujourd’hui à profit son enthousiasme et sa curiosité pour les belles montres en contribuant à l’univers Le Calibre au travers d’articles et de vidéos.

Laisser un commentaire