Pour ces Watches & Wonders 2026, Jaeger-LeCoultre a présenté une collection équilibrée qui met en valeur deux facettes de la manufacture, avec d’un côté des complications techniques poussées dans la gamme Master, et de l’autre des pièces plus poétiques autour du Reverso.
Comme chez la concurrence, pas de grand chamboulement non plus, mais des avancées intéressantes en finesse, en précision et en métiers d’art. Voici un aperçu des principales nouveautés.
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Sommaire
La collection Master Control Chronomètre
On débute avec l’actu phare chez Jaeger LeCoultre. La maison de la Vallée de Joux renouvelle, ou plutôt enrichit, l’une de ses lignes les plus emblématiques en y apportant une touche contemporaine et une exigence de précision encore plus élevée.
Cette collection Master Control Chronomètre propose trois modèles distincts, tous équipés d’un superbe bracelet métallique intégré inédit, qui apporte un supplément en confort et une allure plus moderne, tout en restant fidèle à l’esprit de la collection.
Master Control Chronomètre Date (38 mm)
C’est le modèle le plus polyvalent et le plus accessible de la gamme. Les dimensions sont contenues, avec un boîtier de 38 mm de diamètre et seulement 8.4 mm d’épaisseur. Il est en acier, aux finitions brossées et polies, tout comme le très beau bracelet intégré. Il affiche un cadran sunburst bleu-gris élégant et lumineux.
Le mouvement est le calibre 899 automatique, qui est visible depuis le fond de boîtier en saphir. Il offre une belle réserve de marche de 70 heures. Ce modèle mise sur la simplicité et la lisibilité, tout en bénéficiant du nouveau label HPG (High Precision Guarantee) et de la certification COSC. Parfait pour un port quotidien élégant et précis.
On note également qu’une version plus luxueuse est proposée. Elle reprend les mêmes dimensions, le même mouvement, le même bracelet intégré, mais est entièrement en or rose, aiguilles, index et bracelet inclus. Son cadran bronze rend la montre presque monochrome.
Master Control Chronomètre Date Power Reserve (39 mm)
Cette version introduit un nouveau calibre maison, le 738, qui ajoute une indication de réserve de marche à 9 heures et transforme le guichet de date en sous-cadran, pour une meilleure symétrie. Le boîtier passe à 39 mm et le cadran conserve son bleu-gris soleillé, élégant et lumineux. On retrouve la même exigence de précision avec le label HPG et le test COSC.
Ce modèle offre un bon équilibre entre complication utile et élégance sobre. Il plaira particulièrement à ceux qui veulent une montre un peu plus « complète » sans tomber dans les grandes complications.
Master Control Chronomètre Perpetual Calendar (39 mm)
C’est le fleuron technique de cette nouvelle collection. Dans son boîtier de 39 mm en acier, se loge un calendrier perpétuel complet avec affichage des jours, date, mois, année bissextile et phases de lune. Le cadran sunburst bleu-gris est forcément un peu plus chargé mais toujours très agréable à contempler.
Le calibre 868 automatique anime l’ensemble, avec une réserve de marche de 70 heures. Il est visible, avec ses 332 composants et ses 46 rubis, via le fond de boîtier en saphir. Comme les deux autres modèles, il bénéficie du label HPG et du COSC. C’est une montre qui offre une complication haut de gamme dans un format relativement compact (seulement 9.2 mm d’épaisseur) et qui est donc très facilement portable. On adore !
Ici encore, une version en or rose 18 carats, du bracelet aux aiguilles, est proposée. Plus précieuse, plus luxe, mais pas forcément ostentatoire. Elle fait partie des pièces dont je pourrais rêver secrètement…
Les pièces techniques les plus marquantes
Master Grande Tradition Tourbillon “Jumping Date”
Cette montre hors du commun célèbre les 20 ans du calibre 978, qui avait remporté le premier concours de chronométrie moderne en 2009. Dans un boîtier de 42 mm en or rose 18 carats, on retrouve un tourbillon à 6 heures et un indicateur jour/nuit (ou deuxième fuseau) sur un sous-cadran rotatif à 12 heures.
La grande particularité est la date sautante périphérique avec un ingénieux système qui laisse une petite ouverture de 90 degrés entre le 15 et le 16 pour ne jamais masquer le tourbillon. Le cadran est en émail grand feu avec motif grain d’orge ajouré. C’est bien sûr une édition limitée, à 100 pièces seulement, prix autour de 145 000€. Une belle façon de remettre en lumière un mouvement historique tout en ajoutant une complication utile et visuellement réussie.
Master Hybris Mechanica Ultra Thin Minute Repeater Tourbillon
Jaeger-LeCoultre repousse encore les limites de la finesse avec cette répétition minutes et tourbillon volant dans un boîtier de seulement 8,25 mm d’épaisseur en or rose. Le cadran est largement ajouré avec des ponts en saphir pour mieux mettre en valeur le mouvement.
C’est la première fois que le calibre 362 (automatique) est utilisé dans une Hybris Mechanica. Une pièce extrêmement fine pour une telle combinaison de complications sonnantes et tourbillon. Limitée à 10 exemplaires, prix autour de 770 000€. C’est clairement l’une des montres les plus impressionnantes du salon sur le plan technique et visuel. Même ceux qui n’aiment pas forcément les montres squelettes ne peuvent que reconnaitre la prouesse mécanique.
Master Hybris Inventiva Gyrotourbillon À Stratosphère
Nouvelle série Hybris Inventiva dédiée à l’innovation sur une seule complication. Ici, Jaeger-LeCoultre présente un gyrotourbillon à trois axes, avec une amplitude de mouvement record, capable de maintenir le spiral dans 98 % des positions. Le tourbillon à 6 heures tourne sur trois axes (20 secondes, 60 secondes et 90 secondes).
Le boîtier est en platine, avec 42 mm de diamètre pour 16.15 mm d’épaisseur, c’est donc un beau bébé, assez imposant au poignet. Le cadran est guilloché à la main et on retrouve des parties en émail bleu translucide. Il est en grande partie ajouré, pour une vue relativement complète du mécanisme. Ce calibre 178 offre 72 heures de réserve de marche et son remontage est manuel. Elle est vendue à un prix autour de 720 000€. C’est une montre qui vise à être l’un des tourbillons les plus précis jamais réalisés.
Les Reverso : art et poésie
Reverso Tribute Enamel Hokusai Waterfalls Series
Jaeger-LeCoultre achève le cycle des huit œuvres inspirées des « Chutes d’eau des provinces » de Hokusai. Quatre nouvelles éditions en or blanc 18 carats (45,6 x 27,4 mm) avec, sur l’avers, un cadran guilloché à la main et émail grand feu. Les motifs sont différents d’une version à l’autre, grain d’orge brun noyer, vagues émeraude, bambou olive, ou encore chevrons bleu cyan.
Au revers, on découvre une miniature émaillée en 14 couches représentant des cascades avec des inscriptions japonaises. Limitée à 10 pièces par référence, prix entre 155 000€ et 175 000€ selon le bracelet. Un très beau travail des Métiers Rares qui transforme la Reverso en véritable œuvre d’art portable. On est bien sûr ici bien plus dans la montre de collection que dans la daily pratique, mais ça reste des montres que l’on peut porter facilement.
Reverso One “Precious Flowers”
Dans le même état d’esprit que les Reverso Hokusai, Jaeger LeCoultre dévoile une nouvelle série joaillière plus féminine et tout aussi poétique. Les Reverso One (40 x 20 mm) en or rose ou blanc sont serties de diamants (jusqu’à 645 selon la version) et présentent des cadrans en nacre.
Le revers rend hommage à la nature des îles du Pacifique (entre Japon et Hawaï) avec des motifs floraux et des animaux. Deux versions représentent un colibri sur un hibiscus, et la troisième accueille une grue sur un cerisier. Côté mécanique, c’est le calibre 846 qui anime la montre et offre 50 heures de réserve de marche. Le prix se situe entre 145 000€ et 235 000€ selon le sertissage et le bracelet. Une interprétation délicate et lumineuse de la Reverso, idéale pour une tenue de soirée.
Jaeger-LeCoultre : Ce qu’il faut retenir
Jaeger-LeCoultre, en 2026, joue sur deux registres complémentaires, avec d’un côté une haute horlogerie très technique, des tourbillons extrêmes et des complications ultra-fines, de l’autre un hommage raffiné aux métiers d’art à travers des Reverso sublimes et poétiques. La manufacture continue de montrer sa maîtrise à la fois mécanique et artistique, sans chercher à tout révolutionner mais en affinant ce qu’elle fait de mieux.
Dernière modification de l’article le 18/04/2026
Depuis que mon grand-père m’a un jour ouvert sa Rolex Oyster Perpetual pour m’expliquer comment une montre pouvait fonctionner sans pile en créant elle-même sa propre énergie, je me suis fasciné pour les montres et leurs complications. Je devais avoir environ 18 ans et encore aujourd’hui, je trouve l’ingénierie toujours aussi intéressante.

