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La planète souffre et s’essouffle, tous les voyants sont dans le rouge et les consciences écologiques s’éveillent peu à peu. Dans tous les secteurs, les grandes marques cherchent à prendre un virage écolo, et c’est le cas aussi dans l’horlogerie. Swatch dévoilait il y a quelques jours sa toute première collection de montres composées uniquement de matériaux biosourcés : La Swatch 1983 !

Une première pour le groupe Suisse

Swatch se réinvente et cherche depuis sa création à proposer des montres adaptées à leurs époques. En 1983, le plastique était à la mode et les montres du fabricant suisse, avec leurs bracelets colorés ont connu (et connaissent encore) un énorme succès.

En 1995, la Swatch Solar est proposée, avec son capteur solaire, elle n’a plus besoin de pile. Puis en 1997, la Skin voit le jour et elle devient la montre la plus fine au monde. En 2004, Swatch développe la Paparazzi, une montre connectée avant l’heure qui n’était sortie qu’en Amérique du Nord.

Bref, l’innovation est le cœur du géant suisse, qui devient désormais le tout premier à proposer une montre dont les matériaux traditionnels sont remplacés par des matières biosourcées. Swatch promet donc un virage écologique, avec deux nouvelles matières étonnantes, conçues à base d’extrait de graines de ricin. La qualité reste au rendez-vous, puisque les exigences de la certification Swiss Made sont respectées.

Une collection innovante et un retour aux sources

swatch 1983

Si la nouvelle collection « 1983 » utilise des matériaux innovants, son design reprend trait pour trait celui des premières montres de la marque sorties en 1983. C’est donc un véritable retour aux sources, mais avec une peau neuve, totalement écologique et donc bien encrée dans l’époque actuelle.

On trouve deux boîtiers de taille différentes, 34 mm (Gent) et 41 mm (New Gent) qui se déclinent en 11 coloris. Le bout inférieur de la trotteuse est vert, tout comme le logo de la marque qui apparaît dans le cadran. C’est probablement un clin d’œil au côté écolo de la collection.

Écolo De l’emballage jusqu’aux bureaux

Swatch s’est aussi concentré sur le packaging de la montre pour respecter au maximum sont envie d’écologie. La matière dite « paperfoam » est un mélange composé de fécule de pommes de terre et de tapioca. On ne sait pas encore si le goût est bon, ni même si c’est comestible, mais c’est en tout cas totalement biodégradable.

On ne vous conseille pas de planter vos dents dans l’emballage, mais vous pourrez le recycler sans problème ou bien l’utiliser comme compost pour vos plantes. Il n’y a donc pas le moindre gramme de pollution dans cette montre, et c’est une petite révolution dans le monde de l’horlogerie. On espère forcément que d’autres horlogers se pencheront aussi vers une conception plus éco-responsable.

Le groupe Swatch s’était déjà démarqué l’année dernière en inaugurant le nouveau siège du groupe à Bienne. Les nouveaux bureaux ont une forme étonnante, presque organique, pour s’adapter au mieux à la nature environnante. La structure est entièrement en bois provenant des forêts suisses, et couverte d’éléments en verre ainsi que de panneaux solaires.

Le bâtiment dessiné par l’architecte japonais Shigeru Ban se veut autonome en électricité pour le chauffage et la climatisation, afin de réduire au maximum les émissions de CO2. Ils avaient donc des bureaux respectueux de l’environnement, et ils ont désormais une collection de montres qui appuie encore un peu plus ce virage écologique.

Dernière modification de l’article le 16/09/2020

Mathieu

Depuis que mon grand-père m’a un jour ouvert sa Rolex Oyster Perpetual pour m’expliquer comment une montre pouvait fonctionner sans pile en créant elle-même sa propre énergie, je me suis fasciné pour les montres et leurs complications. Je devais avoir environ 18 ans et encore aujourd’hui, je trouve l’ingénierie toujours aussi intéressante.

2 Comments

  • Frédéric Rabin
    Posted 07/10/2020 at 14:53

    Bonne nouvelle ! Vu le nombre de Swatch vendues dans le monde, de telles initiatives sont à mettre en valeur. Mais qu’en est-il dans la tenue dans le temps de ces nouveaux matériaux ?

  • Serge Nieriker
    Posted 03/08/2025 at 22:48

    Les contraintes des deux ingénieurs qui ont conçu la Swatch étaient de produire en Suisse une montre de qualité à un prix dérisoire. Et beaucoup de solutions se sont inspirées du développement quelques années auparavant de la \”Delirium\” la montre la plus fine du monde avec moins de 2mm d\’épaisseur. Parmis les solutions retenues: diminution de nombre de pièces (51 pour le premier modèle de Swatch), utilisation d\’un mouvement à quartz moins complexe et moins cher à assembler et utilisation de fond de boîtier comme platine. Le mouvement est littéralement assemblé dans le boîtier et le verre est soudé au boîtier tout à la fin. Cela explique pourquoi les swatchs de 1983 ne sont ni démontables ni réparables. Le fait que les piles sont une catastrophe écologique de leur production à leur élimination n\’avait aucune importance pour les dirigeants de Swatch à l\’époque. La conscience écologique n\’est venue que dans un deuxième temps. Dans la pratique plusieurs solutions ont été développées pour rendre les swatchs plus \”vertes\”. Toutes n\’ont pas été pérennes. Il y a tout d\’abord eu un effort au niveau du mouvement et de l\’électronique de commande l\’idée étant d\’augmenter le délai entre deux changements de pile. Une autre approche à été de proposer des mouvements mécaniques à remontage automatique avec des fonds de boîte clipsés au lieu d\’être soudés: donc des mouvements emboîtés et théoriquement réparables ou, à tout le moins, échangeables. C\’était les mouvements de type 2840, 2841 et 2842, des versions simplifiées du mouvement 2824. Actuellement les systèmes mécaniques ont été remplacés par un mouvement de type sistem 51, Ce mouvement a plusieurs qualités dont l\’économicité et une précision honorable mais, du moins à ma connaissance, il n\’est pas réparable. D\’autre approches ont été explorées: le cadran solaire (à ma connaissance discontinué), le mouvement autoquartz, génial hybride entre la masse oscillante utilisant des mouvements mécaniques pour actionner une minuscule dynamo, alimentant un mouvement à quartz (à ma connaissance discontinué). Beaucoup de bonnes idées donc mais c\’est surtout au niveau communication que Swatch fait très fort. Un bon exemple c\’est la sortie des modèles Swatch x Blacpain: un mouvement mécanique dans un boîtier en.matériaux biosourçés, un bracelet fait de déchets recyclés et des phrases courtes mais pertinentes gravées sur le boîtier.
    Une petite remarque pour terminer. La swatch était une évolution à prix populaire des concepts de la Delirium. Il était logique que la première évolution de la swatch ait été la swatch skin: une sorte de version à prix populaires de la Delirium.

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