Dans l’univers des montres accessibles à complication « poétique », Charlie Paris frappe juste avec sa nouvelle montre destinée au poignet des dames. Elle se nomme Initial 36 Jour/Nuit et nous avons pu porter la version Aventurine, au cadran étoilé.
La marque parisienne vise toujours l’élégance, sans renier la mécanique, avec un mouvement automatique et une complication jour/nuit. Cerise sur le gâteau, son prix reste sous la barre symbolique des 500€, ce qui la rend encore plus attractive. On vous présente donc cette petite beauté, dessinée et assemblée en France, à la fois audacieuse, raffinée et à un prix très raisonnable.
Sommaire
Des dimensions dans l’air du temps
Avec 36 mm de diamètre, 42 mm corne à corne, les proportions de l’Initial 36 sont complètement dans la tendance actuelle pour les montres femmes. Ni trop petite pour paraître vintage, ni trop imposante pour alourdir le poignet, c’est la dimension recherchée actuellement. On pourrait d’ailleurs totalement imaginer cette Initial 36 au poignet d’un homme, elle est fine et raffinée, mais pas forcément trop « girly ». Pour ma part, je m’imagine très bien la porter sur son bracelet cuir bleu par exemple !
Attention cependant, le boitier est annoncé avec une épaisseur de 10mm sur le site, mais en réalité, il est de 11,5 verre inclus .
Le boîtier est réalisé en acier 316L traité PVD or rose, avec une alternance de finitions polies et brossées qui apportent du relief et de beaux reflets. Le traitement PVD est très réussi, la teinte est chaude, légèrement cuivrée, c’est élégant sans être bling bling. C’est un verre saphir bombé antireflet qui protège le cadran, et le fond de boîte est transparent, on en reparle plus tard.
Quant à l’étanchéité, nous sommes à 3 ATM “seulement”, mais gardons à l’esprit que nous sommes une montre de ville habillée.
Côté bracelet, la marque française propose au choix du cuir (bleu, marron, taupe ou bordeaux) ou bien de l’acier, maille milanaise PVD or rose, comme celle que nous avons pu tester. Ce sont des bracelets interchangeables sans outil grâce aux barettes à ressort “quick release” qui nous permettent de changer de style en dix secondes. La maille est souple, bien finie, avec une boucle signée Charlie. Le confort est immédiat, même sur poignet très fin.
Un cadran étoilé en aventurine
Notre version est munie d’un très beau cadran en aventurine véritable. Il s’agit d’une variété de quartz, pailleté ici de petits éclats cuivrés et blancs, donnant l’impression d’un ciel étoilé. Sous la lumière, les reflets et les couleurs changent légèrement, c’est réellement très joli et vraiment élégant.
À 9 h, le fameux disque jour/nuit tourne lentement (une révolution en 24h) cela permet de savoir si nous sommes le matin ou le soir, mais aussi d’ajouter encore plus de poésie à ce cadran. Un second sous-cadran est présent entre 4 et 5 h et fait office de petite seconde. Personnellement j’aime bien avoir du mouvement sur mes cadrans, surtout quand les calibres sont mécaniques. De plus, j’aime bien le fait que la petite seconde dépasse un peu de son cercle et le fait qu’il n’y ai pas d’aventurine sur ce sous cadran me fait renforce l’aspect “voie lactée” du cadran général, comme si cette petite seconde était une sorte de planète.
Les index appliqués sont en PVD or rose aussi, polis et fins. Ils s’allient très bien aux aiguilles feuilles. Sur le réhaut, une graduation permet de lire l’heure avec plus de précision. Cette graduation est en baton avec un cercle toutes les 5 minutes, ce qui correspond parfaitement avec la poésie de la montre.
Il existe à ce jour 2 configurations de cadrans. Personnellement j’aime bien les 2 versions, même si j’ai une légère préférence pour l’aventurine, la blanche et son cadran à deux niveaux guilloché sera elle beaucoup plus passe partout et peut-être un petit peu plus féminine, mais encore une fois, même si cela reste une montre pour femme, franchement, vous la passez sur un bracelet cuir et elle fait déjà beaucoup plux unisexe ! On aurait apprécié quelques touches de lume pour continuer à lire le temps dans l’obscurité, mais ça reste un détail sur ce type de montre.
Un cœur japonais fiable
À l’intérieur bat un calibre japonais bien connu, le Citizen Miyota 82S7, que l’on peut apercevoir depuis le fond de boîte transparent. La masse oscillante est gravée du nom de la marque et du logo. Il possède 21 rubis et tourne à 21 600 alternances/heure, pour une réserve de marche d’environ 40 heures. La précision annoncée est de -20/+40 s/jour, ce qui est la norme pour une automatique de ce prix.
Rien de révolutionnaire, mais une fiabilité et une durabilité éprouvées. Certaines montres bien plus chères utilisent le même mouvement et ne sont pas toujours aussi bien finies.
Caractéristiques techniques
- Boîtier : acier 316L PVD or rose
- Diamètre : 36 mm
- Épaisseur : 10 mm (11,5 avec le verre)
- Entre-cornes : 18 mm
- Glace : saphir bombée antireflet
- Étanchéité : 3 ATM (éclaboussures)
- Mouvement : Miyota 82S7 automatique, complication jour/nuit
- Bracelets : maille milanaise ou cuir, interchangeables sans outil
- Prix : 495€
L’Initial 36 Jour/Nuit Avis : Notre verdict !
L’Initial 36 Jour/Nuit est une véritable réussite. Charlie Paris continue sa progression, avec des montres de mieux en mieux finies, mais des prix qui restent toujours très accessibles. À moins de 500€, avec un cadran si original, un mouvement automatique, une complication jour/nuit, un verre saphir et une finition aussi soignée, le fabricant parisien signe là une de ses plus belles montre femme à ce prix de l’année.
Si vous cherchez une automatique élégante, originale, sans excès mais avec une complication sympa qui fera parler au bureau ou en soirée, alors foncez. On peut chipoter un peu en réclamant de la lume et 5 ATM, mais à ce prix, on pardonne volontiers leur absence. J’avais adoré la Concordia GMT il y a quelques années, je trouve l’Initial 36 très réussie aussi aujourd’hui, Charlie Paris est décidemment décidé à peser sur le marché de l’horlogerie française.
Dernière modification de l’article le 14/12/2025
Depuis que mon grand-père m’a un jour ouvert sa Rolex Oyster Perpetual pour m’expliquer comment une montre pouvait fonctionner sans pile en créant elle-même sa propre énergie, je me suis fasciné pour les montres et leurs complications. Je devais avoir environ 18 ans et encore aujourd’hui, je trouve l’ingénierie toujours aussi intéressante.


1 Comment
Corinne
Mon mari vient à l’instant de m’envoyer votre article en me demandant si je l’aimais … peut-être va t-il me l’offrir pour Noel ;P