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BlackOut Watches Singularity : Un tourbillon flottant à un prix très raisonnable !

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Après The Wormhole, Blackout Watches poursuit son exploration de l’univers des trous noirs avec Singularity. Cette fois la marque ne propose pas une seule montre, le concept est divisé en deux modèles : Black Hole et White Hole. Deux montres qui racontent les deux extrémités d’un même phénomène cosmique imaginaire, avec au centre un tourbillon volant particulièrement visible.

L’idée reste fidèle à ce qui avait fait l’originalité de The Wormhole, proposer un tourbillon au design spectaculaire, sans pour autant atteindre les tarifs habituellement associés à cette complication. Cette nouvelle Singularity ne vient pas sans jolies surprises, elle va plus loin sur le travail du boîtier et introduit notamment le titane, utilisé aussi bien pour la carrure que pour le bracelet.

Blackout Watches Singularity : un boîtier en titane

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Le boîtier est probablement l’un des éléments les plus intéressants de cette nouvelle Singularity. Il abandonne l’acier PVD de The Wormhole au profit du titane grade 2, utilisé sur les deux versions.

Avec ses 41,5 mm de diamètre et ses 11,5 mm d’épaisseur, la montre conserve exactement les mêmes dimensions que The Wormhole. En revanche, le passage au titane permet de réduire son poids. La Singularity affiche environ 100 grammes, contre 120 grammes pour la version originale en acier.

Le dessin du boîtier est assez original, très moderne, avec une structure octogonale équipée d’une lunette parfaitement ronde. Cette association de lignes anguleuses et de formes circulaires rappelle certains codes chers à Gérald Genta, dont les créateurs expliquent s’être inspirés.

L’influence de Ferdinand Porsche est aussi présente dans la philosophie de conception. Les créateurs évoquent notamment l’idée selon laquelle la fonction doit guider la forme. Chaque élément du boîtier doit avoir une raison d’être plutôt que d’être ajouté uniquement pour son aspect esthétique. Cette approche se retrouve dans les différents niveaux du boîtier et dans la façon dont ils s’intègrent les uns aux autres.

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Enfin, la forme générale évoque volontairement un hublot de vaisseau spatial. La lunette circulaire, comme encastrée dans une structure plus anguleuse, pourrait nous faire penser à la coque d’un engin spatial. C’est bien sûr une inspiration qui correspond naturellement à l’univers futuriste de cette Singularity.

La Black Hole reçoit un traitement PVD noir, tandis que la White Hole conserve la couleur naturelle du titane. Le contraste entre les deux est donc particulièrement marqué, vous aurez le choix entre une montre sombre et l’autre bien plus claire. La première nous semble probablement un peu plus simple à porter au quotidien, la version en titane brut est plus originale.

Un verre saphir protège le cadran et les deux montres offrent une étanchéité de 5 ATM. Il ne s’agit donc pas d’une montre destinée à la plongée, pas même d’une montre pour frimer à la piscine, mais elle peut sans problème accompagner une utilisation quotidienne classique et supporter quelques gouttes de pluie. Au dos, le fond de boîte permet également de découvrir une partie du travail réalisé autour du mouvement.

Deux cadrans, deux ambiances

C’est évidemment sur le cadran que la différence entre les deux Singularity devient la plus évidente. La Black Hole adopte un cadran en laque noire profonde. L’idée est de faire référence au trou noir qui absorbe la lumière. Le cadran devient ainsi une sorte de toile de fond très sombre sur laquelle vient se détacher le tourbillon central.

Cette version reprend donc en partie l’esprit de The Wormhole, qui utilisait déjà un cadran extrêmement noir grâce au Musou Black, mais Blackout a choisi ici une approche différente avec une laque noire profonde. Le résultat reste assez similaire.

La White Hole, à l’inverse, cherche à réfléchir la lumière. Son cadran est réalisé avec une finition polie miroir qui reflète son environnement, tout en le déformant. Il n’a donc pas réellement une apparence fixe. Selon la lumière et ce qui se trouve autour de la montre, le cadran peut changer d’aspect.

Le contraste entre les deux montres fonctionne particulièrement bien, avec d’un côté une surface noire qui absorbe visuellement la lumière, et de l’autre une surface miroir qui la renvoie. La singularité du trou de verre est joliment imagée avec ces deux modèles.

Au centre des deux cadrans se trouve évidemment le tourbillon. Il constitue presque le seul élément venant réellement perturber la surface du cadran et devient donc immédiatement le point focal de la montre. C’est vraiment très élégant, seules deux petites aiguilles viennent s’additionner au décor. Elles sont évidemment indispensables pour nous permettre de lire l’heure et leur design moderne offre une belle cohérence d’ensemble.

Un bracelet en titane intégré au design

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Autre évolution importante par rapport à The Wormhole, Singularity abandonne le bracelet en cuir au profit d’un bracelet intégré en titane grade 2. Le bracelet en cuir, assez classique, était peut-être l’un des points faibles de la première version. Il contrastait un peu trop avec le design moderne du boîtier. Ce choix du bracelet titane vient donc renforcer la cohérence visuelle de la montre.

Le bracelet reprend les lignes du boîtier et donne l’impression de prolonger directement sa construction. Les créateurs expliquent avoir travaillé sur le bracelet dès la conception de la montre. L’objectif était notamment de trouver le bon équilibre entre le dessin, l’ergonomie et les différentes finitions, c’est clairement réussi.

Certaines surfaces sont brossées tandis que d’autres sont polies, ce qui permet de faire ressortir les différentes formes du bracelet et du boîtier, tout en jouant avec la lumière. Le résultat est très satisfaisant puisque le bracelet ne donne pas simplement l’impression d’être un élément interchangeable. Il participe vraiment à l’identité de la Singularity.

Grâce au titane, l’ensemble reste également relativement léger malgré les dimensions de la montre. Les quelques 100 grammes annoncés représentent une baisse appréciable par rapport aux 120 grammes de The Wormhole.

Un tourbillon central volant

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Évidemment, le véritable spectacle se trouve au centre de la montre. Black Hole et White Hole utilisent toutes les deux un tourbillon central à remontage manuel, basé sur le calibre 37Z0 PTS. Le mouvement est ensuite transformé et fiabilisé en Suisse avant l’assemblage de la montre à Genève.

Le tourbillon adopte une architecture dite « volante ». En pratique, cela signifie que la cage semble suspendue au centre du cadran sans être recouverte par un pont supérieur classique. C’est un choix particulièrement adapté à Singularity puisque l’objectif est justement de rendre la complication très visible. Ici, impossible de passer à côté du tourbillon, il occupe littéralement le centre de la montre et donc on ne voit que lui ou presque. La réserve de marche est annoncée à 38 heures. C’est légèrement moins que les 42 heures de The Wormhole, et nous n’avons pas trouvé d’explication à ces 4 heures de moins… Quoi qu’il en soit, c’est reste une réserve parfaitement acceptable pour une utilisation quotidienne.

Le mouvement est très joliment travaillé, visible depuis le fond de boîte. Les ponts adoptent des formes très organiques, avec des courbes et des découpes qui donnent presque l’impression d’un mouvement de fumée ou de matière en suspension. C’est assez réussi, cela vient casser un peu les lignes très géométriques du boîtier tout en restant dans le thème. Le tourbillon reste évidemment la pièce maîtresse de cette montre, mais le travail des ponts rend également le mouvement intéressant à observer une fois la tocante retournée.

Caractéristiques techniques

  • Boîtier : titane grade 2
  • Traitement : PVD noir sur la Black Hole / finition naturelle sur la White Hole
  • Diamètre : 41,5 mm
  • Épaisseur : 11,5 mm
  • Poids : 100 g
  • Mouvement : tourbillon central volant à remontage manuel, base 37Z0 PTS
  • Réserve de marche : 38 heures
  • Verre : saphir
  • Bracelet : titane grade 2
  • Étanchéité : 5 ATM
  • Prix : environ 3 000 €

Blackout Watches Singularity – Avis : notre verdict

Avec cette nouvelle Singularity, Blackout Watches reprend son concept de départ, le modernise, et le transforme en deux montres distinctes. La Black Hole et la White Hole racontent ainsi les deux extrémités du même trou de ver. La première joue avec le noir et l’absorption de la lumière, tandis que la seconde utilise un cadran miroir qui réfléchit et déforme son environnement.

Le changement de matériau est très intéressant. Le passage à un boîtier et un bracelet en titane permet de gagner une vingtaine de grammes par rapport à The Wormhole, tout en donnant au modèle une apparence plus moderne et surtout une bien meilleure cohérence.

On apprécie également le travail réalisé sur le boîtier, avec ses différentes formes géométriques, l’assemblage soigné de chaque élément et le design résolument futuriste. Ce n’est clairement pas une montre qui cherche à être discrète, elle veut être remarquée, mais sans perdre en élégance.

Et surtout, son gros point fort, c’est son prix ! Environ 3 000 euros pour un tourbillon, c’est toujours relativement rare et c’est finalement ce qui rend cette Singularity très intéressante. À ce tarif, Blackout Watches propose une montre qui va intéresser les amateurs de belles complications ayant un budget raisonnable, et on sait qu’ils sont de plus en plus nombreux.

Dernière modification de l’article le 15/09/2026

Mathieu

Depuis que mon grand-père m’a un jour ouvert sa Rolex Oyster Perpetual pour m’expliquer comment une montre pouvait fonctionner sans pile en créant elle-même sa propre énergie, je me suis fasciné pour les montres et leurs complications. Je devais avoir environ 18 ans et encore aujourd’hui, je trouve l’ingénierie toujours aussi intéressante.

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